La Thérapie Sociale

Les maladies sociales et la violence sont les symptômes d’un monde en crises. Elles contribuent à fragiliser la vie démocratique, augmentent les divisions, les peurs et les préjugés qui a leur tour créent plus de violence encore. Elles s’expriment à toutes les échelles de la société, en chaque individu, dans les relations interpersonnelles, dans les groupes, les équipes, les organisations, dans la vie sociale, les conflits inter-ethniques et même géopolitiques.

La Thérapie Sociale est la réponse à ces maladies sociales. Cette approche transdisciplinaire qu'a inventé Charles Rojzman a pour but de soigner la coopération entre les êtres humains, en sortant de la peur, de l'impuissance et de la victimisation. Elle permet de construire des pratiques collectives et des savoirs-être adaptés à une société diversifiée, fragmentée, compétitive où il devient toujours plus difficile de travailler et de vivre avec les autres.

Cette approche vise la transformation des peurs, des haines et des violences afin de recréer un lien entre des personnes divisées voire opposées et leur permet ainsi d'exprimer et de vivre leurs conflits de façon constructive. Car il ne peut y avoir de vie démocratique sans conflits. Elle crée les conditions d'une coopération entre tous et pas seulement entre gens de bonne volonté ou partageant les mêmes points de vue. Elle répond ainsi aux besoins de compréhension et d’action des intervenants politiques et sociaux en même temps qu’au souci de tous les citoyens de vivre mieux dans un temps de crise et d’incertitude.

La Thérapie Sociale est le moyen de transformation des obstacles à la coopération indispensable pour continuer de vivre ensemble forts, libres et confiants en l’avenir, de poursuivre l’aventure humaine qui demande aujourd’hui un surplus de créativité et d’intelligence collectives, un sursaut démocratique.