Les Philosophes des Lumières ont défendu la raison face à l’obscurantisme. Aujourd’hui, la raison ne suffit pas. C’est l’empathie qui permet de dévoiler les mensonges de l’obscurantisme et du fanatisme. C’est l’empathie qui peut nous aider à développer notre esprit critique.
L’empathie est la capacité de ressentir la peur, la souffrance, mais également la violence si elle existe. En cela, l’empathie permet de vivre avec la réalité.
Comment vivre ensemble sans les idéologies qui masquent le réel et qui empêchent les confrontations nécessaires entre ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions ou les mêmes valeurs ? L'empathie permet le conflit au lieu de déshumaniser l'adversaire dans des dialogues de sourds qui n’apportent que déceptions et violences.
Ce qui empêche le vivre-ensemble, c’est de pouvoir s’unir avec ceux qui sont différents, qui nous font peur, qui nous haïssent parfois. Avec ceux qui sont encore récupérables mais qui peuvent à leur tour tomber dans la violence. Et si ce n’est pas avec les armes, avec les bras et les mots. S’unir, ne veut pas dire accepter, accueillir. Cela demande une action.
Or, nous sommes différents. Nos besoins, nos valeurs, nos visions du monde.
Il ne suffit pas d’incantations morales qui couvrent le négatif, mais de véritable espace de conflits pour transformer la violence, les haines individuelles et collectives. C’est ce qui permettrait de reconstruire ce lien entre nous, le fondement du vivre-ensemble. Et peut-être de prévenir le pire.