Notre réponse

Les divisions de la société actuelle, les tentations communautaristes et xénophobes, les tensions entre groupes ethniques, religieux ou appartenances idéologiques instaurent un climat de guerre civile, dans les têtes et dans les paroles en occident, par les armes dans de nombreuses régions du monde. La Thérapie Sociale propose une compréhension et des modes d’action pragmatiques pour prévenir et tenter de guérir les violences collectives de tous types,  manifestes ou plus invisibles.

Le renouvellement du lien entre ces groupes en tension est le cœur de la résolution des problèmes complexes du monde d'aujourd'hui. Nous construisons en ce sens des projets de prévention ou de réconciliation, des actions de renforcement de la cohésion dans des sociétés où des conflits  existent et demandent à être traités de manière constructive et pacifiée. Nous travailons en ce sens à renforcer la cohésion et une mobilisation collective au sein d’un quartier, d’une ville, d’une collectivité, par la reconstruction et le renforcement du lien et la création d'un contrat social qui n'est possible que grâce au conflit. L'évitement des conflits visibles est souvent à l'origine de la violence qui empêche ce lien qui ne doit pas être communautaire au sens négatif de ce terme,  ni rassembler exclusivement des personnes et des groupes partageant  les mêmes idéologies et les mêmes préjugés. Le conflit met en perspective les différences de normes, de valeurs, de pouvoirs pour les intégrer  dans un projet collectif commun.

Nos actions visent la création d’un véritable vivre ensemble qui implique un processus d'éducation démocratique qui s’inscrit dans l’apprentissage du conflit constructif. Les outils de gestion, d'organisation, de communication ne deviennent opérationnels qu’en y ajoutant les outils humains, relationnels qui tiennent compte de la vie émotionnelle des groupes. Ce sont ces outils que nous permettons de développer, dans nos divers projets, afin de contribuer de manière durable à la prévention des divisions et des violences  ainsi qu’à la réconciliation des  des groupes qui se sont affrontés dans la violence. La démocratie participative, les nombreux dispositifs d’empowerment, « conseils de quartiers », « tables de concertation » ne sont possibles que grâce à un lien véritable qui unit des citoyens malgré leurs désaccords et leurs oppositions parfois.